Mange, prie, aime, d’Elizabeth Gilbert
Un pied de nez à mes a priori
Deux ans que je snobais ce roman qui revenait régulièrement en tête de gondole chez mon libraire. Déçue par L’homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle, rebutée par le battage médiatique autour du film issu du livre, j’étais décidée à ne pas lire Mange, pris, aime… et c’eut été bien dommage.
RÉSUMÉ :
Ce roman est le récit autobiographique d’Elizabeth Gilbert, new-yorkaise trentenaire dont la vie est plutôt réussie. Elle bascule pourtant dans la déprime, divorce et voit son existence chamboulée. Elizabeth décide de tout quitter et s’envole pour un périple qui se transforme en quête du bonheur.
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MON AVIS : authentique et pétillant
Derrière la frivolité du titre et du descriptif se déroule une histoire vraie et cela change tout. Point d’héroïne à la Bridget Jones déguisée en moine bouddhiste, tombant amoureuse d’un lama et rêvant de hamburger dans son ashram : Elizabeth Gilbert ne tombe pas dans les travers de la littérature pour midinette (que j’ai lue et appréciée soit dit en passant). Un peu d’humour, pas de pathos encombrant dans la narration des épisodes douloureux (divorce, dépression) et une retenue de bon aloi à l’évocation de la fin de son mariage.
Mange, prie, aime est agréable à lire, brille par son optimisme et on se prend à sourire à la lecture de certains passages. Le style reste simple et plus journalistique que littéraire : mais le succès de ce roman réside dans sa légèreté et sa sincérité, pas dans l’exercice stylistique.
VOUS AIMEREZ SI…
… vous venez de terminer Les heures souterraines, de Delphine de Vigan : une petite piqûre joie de vivre et de zénitude ne s’impose-t-elle pas?
… vous êtes sensible à la thématique de la recherche de sens et de la quête du bonheur : Elizabeth Gilbert a réussi ce pari!
… vous êtes une femme! J’ai le sentiment que ce roman reste assez féminin dans sa tournure d’esprit, les hommes préféreront peut-être L’homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle.
EXTRAITS :
Je ne cesse de me remémorer un des enseignements de mon guru à propos du bonheur. Elle dit que les gens, universellement, ont tendance à penser que le bonheur est un coup de chance, un état qui leur tombera peut être dessus sans crier gare, comme le beau temps. Mais le bonheur ne marche pas ainsi. Il est la conséquence d’un effort personnel. On se bat, on lutte pour le trouver, on le traque, et même parfois jusqu’au bout du monde. Chacun doit s’activer pour faire advenir les manifestations de sa grâce. Et une fois qu’on atteint cet état de bonheur, on doit le faire perdurer sans jamais céder à la négligence, on doit fournir un formidable effort et nager sans relâche dans ce bonheur, toujours plus haut, pour flotter sur ses crêtes.
VOUS APPRÉCIEREZ PEUT-ÊTRE :
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Un livre qui s’inscrit parfaitement dans le Challenge Femmes du monde organisé par Anis, dont je vous invite à découvrir les coups de cœur des participantes ici : CLIC!
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Publié le 20 août 2011, dans .Romans étrangers et tagué auto-biographie, Chroniques, Le Livre de Poche, quête sprirituelle, roman étranger. Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.
Plaidoyer pour le bonheur,
L’homme qui voulait être heureux,







J’avais pourtant entendu beaucoup de bien de l’Homme qui voulait être heureux, ce n’est pas de la grande littérature mais plus un "roman/cahier d’exercice", il faut prendre ce qu’il y a à prendre. Concernant Mange, prie, aime, j’ai vu le film, mais ma sœur me tanne pour que je lise le livre qui est selon elle bien meilleur! je te dirai ça!
A bientot.
Eh oui, je crois être une des rares personnes de mon entourage qui n’a pas adhéré à L’homme qui voulait être heureux… J’en avais certainement trop d’attentes… contrairement à Mange, prie aime.
Je serai ravie d’avoir tes avis sur ces deux livres!
Au plaisir de te lire!
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